20 ans plus tard...

02 août 2011

20 ans et des larmes...

Aujourd'hui ça fait vingt ans, vingt ans que nous nous sommes rencontrés. Le post du jour, je l'avais imaginé racontant notre rencontre, comment un premier amour peut devenir l'amour d'une vie, le chemin parcouru, pas toujours facile, et puis la bonne nouvelle.
Et non, tout compte fait, ce que j'ai à raconter, ce sont les heures d'attente à l'hôpital, et le verdict, réservé il est vrai, mais dans ma tête et dans mon coeur je sais que c'est ça : "peut-être une fausse couche, à confirmer dans 48h". Voilà comment un anniversaire de rencontre, d'une jolie histoire, devient le jour où j'ai perdu un bébé, mon quatrième enfant. Je sais certes, il n'était pas un bébé, dans mon ventre pas encore, mais dans ma tête, si. Je l'imaginais déjà arriver parmi nous fin mars, début avril, juste à la bonne saison. Je m'imaginais déjà pouvant profiter de cette fin d'année scolaire, pouvant m'occuper un peu de mes enfants, pouvant aller les chercher à la sortie de l'école, pouvant faire un break dans ce travail passionnant mais trop prenant. Ce bébé, c'était se rapprocher de mon rêve "je voudrais au moins cinq enfants", je le dis depuis que je suis une toute petit fille. On avait trouvé où on ferait sa chambre, et déjà estimé le côté financier. On était prêts, et heureux.
On n'a jamais vraiment décidé d'avoir nos enfants, ils sont tous arrivés quand ils l'ont décidé eux. Bien sûr, on voulait des enfants, plusieurs, on a attendu le premier longtemps, très longtemps même, en même temps sans l'attendre vraiment, pas plus qu'on a attendu les autres. En fait, on n'a jamais été dans l'attente parfois stressante que ressentent d'autres parents. On les a tous accueilli quand ils sont arrivés, comme on aurait accueilli celui-ci. Et comme on n'est pas dans cette démarche de se dire "on va concevoir un enfant" et de faire en sorte que ce soit le cas, pas plus d'ailleurs que dans une démarche inverse, et bien advienne ce qu'il pourra, le quatrième arrivera ou n'arrivera pas.
Mais quand même, j'aurais adoré avoir ce bébé...

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31 juillet 2011

Atelier

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P1060772P1060793P1060815 Je le lui avais promis, quand elle reviendrait de chez ses grands-parents, son atelier serait prêt. La même question revenait lors de nos échanges quotidiens : "alors maman, tu as fini mon atelier ?" "attends mon coeur, il faut d'abord repeindre toute la pièce" ou "pas encore, mais ça avance". Dans sa tête d'enfant de "cinq ans et demie, presque six", elle voyait les choses en grand : une pièce pour elle toute seule, des toiles plus grandes les unes que les autres, des pinceaux, des crayons de toutes les couleurs, des perles, des papiers... il a fallu lui rappeler que non, il ne s'agissait pas de toute une pièce, juste un coin, rien que pour elle. Je me suis fait plaisir en préparant ce coin et ai appréhendé qu'à elle, ça ne lui plaise pas tant que ça.
Quand je l'ai retrouvée devant cet atelier, peu après son arrivée, les yeux brillants et le sourire éclatant, j'ai su que je ne m'étais pas trompée "oh merci maman, c'est trop joli" et plus tard, après qu'elle ait ouvert tous les tiroirs "et c'est vraiment toi qui a tout fait ? t'es trop gentille". J'aimerais qu'il soit toujours aussi facile d'être la plus gentille des mamans, mais la plupart du temps, ce n'est pas si évident !

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30 juillet 2011

3 ans !


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Il y a trois ans, il naissait. Mon garçon, mon fils. J'ai accouché de lui accroupie, c'est moi qui l'ai sorti et l'ai posé sur mon ventre. Ce bonheur immense n'a duré que quelques secondes, suivi je crois du pire moment de ma vie : hémorragie, très grosse hémorragie. La sage-femme a paniqué et le temps que le gynécologue arrive, j'ai largement eu le temps de me dire que la vie serait tellement injuste de ne pas me permettre de connaître mon fils, de changer ce jour censé être merveilleux en cauchemar atroce pour mon mari, mes filles... mais finalement tout s'est bien terminé et ces trois années avec lui ont été merveilleuses. Il est dégourdi, très dégourdi ! Il m'a toujours donné l'impression de s'élever tout seul, avec lui, tout est facile. Etre propre, s'habiller tout seul, c'est fait depuis longtemps, bien trop longtemps pour un petit garçon de trois ans seulement. "je suis grand, je suis pas un bébé, je suis le plus grand des petits !". Il fait tout seul, enfin tout ce qu'il peut faire seul du haut de ses trois ans, et puis aussi parfois ce qu'il ne peut pas, alors il fait des bêtises, parce que même quand on est le plus grand des petits, on est encore trop petit pour faire pas mal de choses... Est-ce le fait d'être le troisième ? Il est autonome et il revendique vouloir l'être haut et fort. Ce soir, au moment de l'histoire il m'a dit "c'est moi qui lis l'histoire, parce que maintenant j'ai trois ans tu sais". C'était la plus jolie histoire que j'aie entendue...

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29 juillet 2011

Un début à tout

Ca fait quelques temps que j'y pense, créer un blog...

Je le veux un peu comme un journal, davantage pour moi que pour vous, pour mes enfants, pour laisser une trace, pour que les proches qui, à cause de la distance, ne peuvent pas partager notre quotidien.

Mon quotidien c'est un un travail que j'aime, une maison à rénover, quelques activités associatives, mais c'est surtout un mari rencontré il y a 20 ans déjà (mon premier amour !) et trois enfants merveilleux nés de cette histoire shakespearienne.

Ils ont 7 ans 1/2, 6 ans dans quelques semaines et 3 ans demain et sont ce que j'ai de plus précieux au monde. Ce blog sera aussi je l'espère la preuve, s'il leur fallait, de mon amour pour eux.

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